Depuis maintenant 3 ans, la MFIF participe à la sauvegarde des abeilles en parrainant deux ruches au nom de nos adhérents.

Pourquoi s’intéresser aux abeilles ?

Les abeilles sont menacées. Certains spécialistes craignent  même leur disparition.

Les symptômes suggèrent un phénomène nouveau : les occupantes d’une ruche peuvent disparaître en très peu de temps en l’absence de tout parasite.

Ce«syndrome  d’effondrement des colonies d’abeilles» (en anglais «Colony Collapse Disorder» ou CCD) est peut-être la conséquence de l’addition de multiples causes : infections parasitaires, maladies,  traitements pesticides, pollution, réduction  de la ressource et variété alimentaire(quantité et diversité des fleurs fournissant nectar  et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques…

Données sur le déclin des pollinisateurs

Un constat alarmant

18.000 tonnes de miel ont été récoltées en France en 2010 contre 25.000 tonnes en 2004. et 32.000 en 1995.
La consommation annuelle, très stable, est dans notre pays de 40 000 tonnes.

Malgré la qualité de la production française liée à la diversité des terroirs, à une abondante floremellifère et à la présence d’apiculteurs sur tout le territoire, la France reste déficitaire en miel.

Près de 70.000 apiculteurs disposant de 1,4 millions de ruches assurent cette production nationale compensée par des importations provenant de divers pays de l’Union Européenne, de Chine, d’Argentine.

Un affaiblissement généralisé des colonies d’abeilles domestiques a été constaté dans de nombreuses régions du monde, et une surmortalité, qui affecte probablement aussi les abeilles sauvages, a entraîné des pertes importantes de cheptel (de 30 à 50% de mortalité durant l’hiver 2005 / 2006 contre 5 à 10% en situation normale aux Etats Unis, selon les régions).

Biodiversité et pollinisateurs sont interdépendants.
L’abeille pollinise les quatre cinquièmes de toutes les espèces végétales à fleurs du monde entier. Sa disparition et les dommages collatéraux sur les végétaux qui en dépendent serait catastrophique.

En danger : 35 % de la production mondiale de nourriture

Seules 25 % des cultures ne dépendent pas de l’action des insectes pollinisateurs (les céréales par exemple).
La plupart des cultures fruitières, légumières, oléagineuses, protéagineuses ainsi que celles des fruits à coques, des épices, du café et du cacao sont majoritairement pollinisées par les insectes.

On estime à 250 milliards d’euros par an l’apport mondial de l’action pollinisatrice des insectes.

Nous sommes confrontés à la perspective d’une perte économique de grande envergure, mais aussi d’une perte écologique majeure, les insectes ne jouant pas dans les écosystèmes le seul rôle de porteurs de pollen mais s’inscrivant dans de multiples chaînes d’interactions utiles – sinon indispensables – aux divers maillons en présence.