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La Mutuelle Familiale de l'Ile de France

Seniors : buvez, c'est l'été !

17 mai 2013

La déshydratation du sujet âgé est fréquente et responsable d'un taux non négligeable de mortalité chez les plus fragiles.

Ce constat est démesuré quand on sait que quelques précautions suffisent le plus souvent à éviter cet accident.

La règle d'or contre la déshydratation est d'apprendre à boire sans soif de l'eau bien sûr !

Une personne âgée, même en parfaite santé, risque la déshydratation

L'eau, principal constituant de l'organisme, représente 50 à 70% du poids corporel.

Ce pourcentage varie en fonction du sexe, de l'âge et de la masse grasse. Par exemple, il passe de 76% chez le nourrisson à 53% chez le sujet de 70 ans.

Le bon équilibre hydrique (équilibre en eau) est indispensable au bon fonctionnement cellulaire, et par conséquent, il a une action directe sur la performance physique, la thermorégulation et l'amélioration de la fonction cardiovasculaire.

L'âge venant, y compris quand on est en parfaite santé, les mécanismes de régulation sont moins performants, rendant les risques de déshydratation réels.

Finalement, les réserves d'eau diminuent, la sensation de soif s'amoindrit, et la régulation eau/sel se perturbe. Le rein perd sa capacité à retenir l'eau et à concentrer les urines, la sudation diminue, faisant courir un risque d'hyperthermie.

Bien connaître les facteurs de risques de la déshydratation

Les facteurs de risque de la déshydratation sont les suivants :

L'âge supérieur à 80 ans, le sexe féminin, le faible poids corporel, la température ambiante trop élevée, une activité physique inhabituelle, la crainte de l'incontinence urinaire, la baisse de prise de liquide (moins de 1,5 litre/jour),

De même, certaines maladies favorisent la déshydratation :

diarrhées, fièvre, vomissements, anorexie (diminution de l'apport liquidien), syndrome dépressif, état confusionnel, maladie d'Alzheimer.

Enfin, quelques médicaments peuvent être déclencheurs d'une déshydratation :

laxatifs, diurétiques, sédatifs.

Quels sont les signes de la déshydratation ?

Il existe plusieurs types de déshydratation (extra-cellulaire, intra-cellulaire, globale), dont les signes spécifiques sont parfois difficiles à évaluer, surtout quand la personne est amaigrie ou fragilisée.

Néanmoins, il faut toujours y penser lorsqu'apparaissent :

une diminution de la sudation, des cernes, une hypotension (parfois malaise au lever), une sécheresse buccale, une accélération du pouls, une augmentation de la soif (mais cette sensation est souvent altérée chez le sujet âgé), parfois même, une fièvre.

La torpeur, l'obnubilation, les étourdissements et parfois les phlébites se rencontrent aussi, de même que la constipation, les infections urinaires et les lithiases.

Prévenir la déshydratation, c'est guérir

Eviter l'installation de la déshydratation doit être une véritable obsession. L'important est de boire souvent, en petites quantités.

L'apport quotidien est à adapter pour chaque personne, mais il faut toujours l'augmenter si la température extérieure est élevée ou en cas de fièvre, de 0,5 litres de liquide par jour par degré au dessus de 38°.

Pour avoir une idée, le besoin en liquide d'un sujet âgé est plutôt au-dessus de celui d'un adulte. A priori, il s'agit d'une quantité avoisinant 1,5 à 2 litres de liquide comprenant l'eau et les autres boissons, auxquelles s'ajoute l'eau apportée par les aliments (qui avoisine le litre).

Quand il fait chaud, se rappeler quelques règles anti-déshydratation

Les réserves d'eau sont moins grandes chez les personnes âgées que chez les plus jeunes et les besoins en eau ne diminuent absolument pas avec l'âge.

Buvez souvent, régulièrement, en petites quantités et même sans avoir soif.

Choisissez les boissons qui vous conviennent le mieux (eau du robinet, de source, eau minérale plate ou gazeuse, aromatisées ou non, thé, café, tisane, jus de fruits, lait, etc.).

Si vos urines sont concentrées (sombres), c'est que vous ne buvez pas suffisamment !

Si vous rendez visite à une personne dépendante en institution, proposez-lui à boire.

Mis à jour par Dr Philippe Presles le 01/08/2012

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