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La Mutuelle Familiale de l'Ile de France

Pilule 3° et 4° générations

31 janvier 2013

« Ma pilule est-elle de 3e génération ? » ; « qu’est-ce qu’une thrombose veineuse ? »… Les utilisatrices de pilules continuent de s’interroger sur les contraceptifs oraux de 3e et 4e générations, et les risques qui pourraient leur être attribués. En décembre dernier une patiente, victime d’un AVC, avait porté plainte contre le laboratoire fabricant sa pilule. Imputant son accident à la prise de ce contraceptif de 3e génération, elle avait déclenché une vague de panique en France. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, souhaite rassurer toutes les femmes, et a fait mettre en place un numéro d’appel gratuit, opérationnel  à compter de ce mercredi 23 janvier. Une « initiative logique et une organisation pertinente » estime le porte-parole du Conseil national de l’Ordre des Médecins (CNOM).

« Du lundi au samedi, de 9h à 20h, une équipe de téléopérateurs, encadrée par un médecin et des sages-femmes, répondra aux questions que les femmes se posent sur leurs pilules de 3e et 4e générations », annonce le ministère dans un communiqué. Objectif, « fournir des informations fiables sur les pilules de 3e et 4e générations, rassurer et inciter à se tourner vers leur prescripteur pour envisager le moyen contraceptif le plus adapté à leur situation ».

 Des questions récurrentes

«Ce numéro est de nature à soulager les médecins prescripteurs, très largement interrogés par leurs patientes depuis plusieurs semaines », indique André Deseur, porte-parole du CNOM. D’autant que « très souvent les questions posées appellent des réponses standardisées. Par exemple, ‘de quelle génération est ma pilule ?’ ou ‘dois-je consulter mon gynécologue en urgence ?’ », poursuit-il. « Les téléopérateurs formés pourront alors répondre, comme c’est le cas pour le service du 15 – ou 112 – en première instance ».

Bien sûr, les téléopérateurs ne sont pas des professionnels de santé. Certaines questions nécessitent le conseil d’un médecin. « Dès lors que l’interrogation dépasse le champ prévu, le téléopérateur fera appel au médecin encadrant », ajoute André Deseur. Quoi qu’il en soit, « la mise en place de ce numéro vert est une réponse logique dans la mesure où une alerte de santé publique a été lancée. »

Reste une inquiétude : 14 opérateurs, selon l’Agence nationale de Sécurité des Médicaments et des Produits de Santé (ANSM), encadrés par 1 médecin et des 3 sages-femmes, suffiront-ils à répondre à tous les appels de femmes inquiètes ? En tout cas, l’agence de presse Destination Santé a testé la ligne avec succès. Moins de 15 secondes d’attente ont été suivies d’une réponse claire et efficace à notre question fictive.

Pour poser vos questions sur les pilules de 3e et 4e générations, composez le numéro vert (appel gratuit depuis un poste fixe): 0 800 636 636, du lundi au samedi, de 9h à 20h.

Aller plus loin :

-  Lisez le questions/réponses sur les pilules de 3e et 4e générations mis en ligne par le ministère des Affaires sociales et de la Santé ;

-  Consultez le dossier sur les pilules de 3e et 4e générations de l’ANSM ;

-  Consultez les recommandations de la Haute Autorité de Santé ;

-  Consultez la liste des pilules de 3e et 4e générations.

 Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet et Marc Gombeaud - Source : Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 23 janvier 2013 – ANSM, 23 janvier 2013 - interview du Dr André Deseur, Conseil national de l’Ordre des médecins, 23 janvier 2013

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