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La Mutuelle Familiale de l'Ile de France

Bien manger,

13 décembre 2013

La nutrition participe de près à notre bonne santé. Nous en sommes tous conscients. Pour autant, dans notre quotidien, mettons-nous en pratique les conseils délivrés par le ministère de la Santé dans son Programme national nutrition santé (PNNS) ? Et surtout en avons-nous les moyens ? C’est, entre autre, pour répondre à ces questions que se sont réunis à Nantes fin novembre, représentants du ministère, de collectivités territoriales et professionnels de santé.

Lancé en 2001, le PNNS est un plan de santé publique visant à « améliorer l’état de santé de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition. » Prolongé en 2006, il a permis d’atteindre (totalement ou partiellement) plusieurs objectifs, comme la réduction de la prévalence du surpoids et de l’obésité chez l’enfant ou l’augmentation de la consommation de fruits chez les adultes. Pour autant, ces améliorations n’ont pas concerné de façon homogène toute la population. La lutte contre les inégalités sociales de santé apparaît comme un objectif prioritaire du PNNS 2011-2015.

Un constat alarmant… Mais pas irréversible

Lors de son discours d’ouverture du colloque « Echanges sur les actions mises en œuvre dans le cadre du PNNS », le Pr Serge Hercberg (Président du PNNS) a présenté certaines données qui illustrent, si besoin était, l’intérêt de la nutrition sur la santé publique. « Environ un tiers des cancers les plus fréquents pourraient être évités grâce à la prévention nutritionnelle dans les pays développés et un quart dans les pays en voie de développement » a-t-il expliqué. Concrètement, dans les pays industrialisés, 65% des cancers des voies aéro-digestives hautes ou 50% des cancers colorectaux.

La question n’est pas seulement sanitaire. Elle est aussi financière. En 2011 en France, 365 000 nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués. Ce qui représente un coût de 13,2 milliards d’euros par an. Et les exemples se succèdent :

            28,7 milliards d’euros par an pour les maladies cardiovasculaires ;

            12,5 milliards d’euros par an pour le diabète ;

            4 milliards d’euros par an pour l’obésité…

Pour Serge Hercberg, pas de doute, « la nutrition vient jouer un rôle de tout premier ordre dans ce coût financier, mais aussi humain et social. »

Prenons un exemple concret, celui du sel. Réduire sa consommation de 10g quotidiens à 5g (soit passer de deux cuillères à café à une seule) permettrait de réduire le taux global d’accident vasculaire cérébral (AVC) de 23% et des maladies cardiovasculaires de 17% ! Rien d’insurmontable en somme. « Une simulation pour les Etats-Unis montre qu’en réduisant les apports en sel de 3g par jour, les économies en termes de dépenses de santé seraient de l’ordre de 20 à 24 milliards de dollars par an » continue de Pr Hercberg.

Le sport, tout aussi important

Mais l’alimentation n’est qu’un rouage de la bonne santé. Le sport en est un autre. En comparant un groupe d’actifs à des individus sédentaires, le Pr Hercberg explique que les premiers sont moins sujets au diabète de type 2 (-42%), aux maladies cardiovasculaires (-33%), aux AVC (-31%), au cancer du côlon (-30%)…

Des actions concrètes

Bien entendu, tout cela ne relève que de la statistique. De façon concrète, comment mettre en place, au quotidien les bons gestes Santé ? C’est justement là que la troisième phase du PNNS intervient. Dans sa version 2011-2015, la plan intègre de nouveaux outils pour manger équilibré et bouger près de chez soi :

            La fabrique à menus. Voilà qui vous aidera au quotidien si vous êtes en panne d’inspiration. Sur le www.mangerbouger.fr, indiquez s’il s’agit du déjeuner ou du dîner, le nombre de personnes à table, et voilà, une carte équilibrée, facile à mettre en place… et économique !

           Ecrit par : Vincent Roche – Edité par Emmanuel Ducreuzet • Source : Colloque « Echanges sur les actions mises en œuvre dans le cadre du PNNS », 28 novembre 2013

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